J'aurais tellement aimé, Création janvier 2008

 THEATRE D'O de Montpellier

Monologue tragi-comique interprété par May Laporte

   Titre : J'aurais tellement aimé

   Texte et mise en scène : Luca Franceschi

   Interprète :  May Laporte

   Direction jeu d'acteur : Gerard Santi
   Lumières : Christian Lindon
   Durée du spectacle : 1h  
   Cooprod. du Théâtre d'O de Montpellier avec le soutien du C.G. de l'Hérault

« Au commencement était le verbe » : un thème, un auteur, un metteur en scène, un comédien, une heure de spectacle ! 
Lorsque Jean-Michel Soloch, directeur du Théâtre dÒ de Montpellier, m'a fait cette "commande d'écriture", les contraintes étaient claires: écrire une pièce de théâtre pour un seul interprète, un monologue, un texte qui ne dépasse pas les 60 minutes et dont le thème soit:  "la révolte" ou "le renoncement".

 


C'était la première fois qu'on me faisait une demande d'écriture.
Ce n'était pas une évidence pour moi d'accepter ce pari mais je l'ai fait, comme par défi.
Le premier choix a été celui d'imaginer un texte pour un autre interprète, avec un jeu très différent du mien, une femme.
Les thèmes proposés m'ont aussi vite tenté vers l'écriture d'un texte qui soit une "révolte au renoncement"
De la est née l'idée d'un personnage frustré qui vit dans le renoncement, mais dans quel contexte ?
Le monde du théâtre est vite devenu l'univers dans lequel ces idées pouvaient prendre forme.
En 2006, j'ai écrit et joué un monologue « Etre ou ne pas être », qui explorait les relations entre l'acteur et le personnage. Ce spectacle « J'aurais tellement aimé », s'inscrit dans cette réflexion sur le théâtre explorant les rapports du personnage au texte, à l'auteur, à la création.                                                    

Luca Franceschi



« .... Je ne suis qu’un personnage de théâtre, voué à exister pour vous raconter tout ça. Voué à parler d’une passion que je n’ai pas connue, d'une vie que je n’ai jamais vécue.Voué à vous décrire une matinée qui n’a jamais vu le jour.

La pièce du petit livre violet que voici est la pièce à laquelle vous assistez ce soir et ce qui m’est arrivé ce matin, je le raconterai encore et encore dans tant d'autres soirées comme celle-ci où je dirais sans mentir : « Tout ça c’était ce matin.».

Une matinée qui n'est ni mon passé ni mon futur. Comme si le temps n’existait pas.  Et moi non plus. »

Bernadette